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Une merveilleuse lumière infiniment bienfaisante inonde cette sphère splendide, qui, semblable à l’immensité d’une mer pure comme le cristal, s étend en des scintillants lointains.
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May 30

Le Saint Graal

 
 
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LE SAINT GRAAL
 
     Il y a abondance d’interprétations des légendes qui parlent du Saint Graal.
Les savants et les chercheurs les plus sincères se sont occupés de ce secret.
Beaucoup ont une haute valeur morale;
mais toutes ces recherches portent en elles-mêmes la grande erreur,
d’être une construction partant de la terre vers la hauteur,
tandis que la chose principale manque,
à savoir le rayon de Lumière partant du haut vers le bas,
alors que lui seul pourrait apporter la vie et l’inspiration.
 
Tout ce qui aspire du bas vers le haut doit faire halte à la limite de la matière,
même s’il lui est accordé d’atteindre au faîte.
Dans la plupart des cas, cependant, il n’est possible,
en partant des conditions les plus favorables,
de parcourir que la moitié du chemin environ.
 
Mais on est encore bien loin de la vraie connaissance du Saint Graal !

     Cette intuition de l’impossibilité de toucher au but
se fait sentir finalement chez les chercheurs.
Il s’ensuit qu’ils essayent alors de faire du Graal
la dénomination purement symbolique d’une idée
et de lui donner ainsi l’élévation dont ils ressentent intuitivement
et très justement la nécessité pour cette dénomination.
 
Mais c’est ainsi qu’ils reculent au lieu d’avancer,
qu’ils descendent au lieu de monter.
Ils s’écartent du vrai chemin que les poèmes portent déjà en partie en eux.
Seuls ceux-ci laissent pressentir la vérité;
mais seulement pressentir,
parce que les inspirations élevées et les rêveries imagées du poète
étaient trop fortement influencées par des conceptions terrestres,
du fait de la collaboration de l’intelligence à leur transmission.
 
Elles attribuèrent à la transmission de ce qu’elles avaient spirituellement recueilli,
l’image de leur entourage terrestre actuel,
afin de rendre le sens de leurs œuvres plus compréhensible aux hommes,
ce qui ne leur réussit d’ailleurs pas,
parce que les poètes eux-mêmes ne pouvaient approcher
du noyau authentique de la vérité.

     C’est ainsi que, de prime abord, les scrutateurs et les chercheurs
qui vinrent plus tard se trouvèrent sur un terrain peu sûr
et que chaque progrès fut confiné dans d’étroites limites.
Dès lors il n’est pas étonnant qu’on ne puisse encore penser qu’à une symbolique pure
et qu’on aît fait pénétrer la Rédemption par le Graal
dans le moi le plus intime de chaque homme.

     Certes les interprétations existantes ne sont pas dénuées
d’une grande valeur morale;
mais elles ne peuvent aucunement prétendre à expliquer les poèmes,
et, encore beaucoup moins, à s’approcher de la vérité du Saint Graal.

     Par le Saint Graal an ne désigne pas non plus
le vase que Jésus utilisa à la fin de Sa vie terrestre,
 lors de la Cène avec ses disciples,
et dans lequel fut recueilli son sang sur la croix.
Ce vase est un souvenir sacré de la grande œuvre de Rédemption du Fils de Dieu;
mais ce n’est pas le Saint Graal qu’ont chanté les poètes des légendes.
Ces poèmes ont été mal compris par l’humanité.

     Ils devaient être des promesses des Hauteurs les plus élevées
dont les hommes peuvent attendre les accomplissements.
Si on les avait comprises comme telles,
on aurait depuis longtemps trouvé un autre chemin
où les recherches auraient pu un peu plus avancer que jusqu’à maintenant.
Mais, de cette façon, il y eut un point mort dans toutes les interprétations,
car jamais il n’eut été possible d’arriver à une solution complète
et sans lacunes, parce que, dès le principe,
le point de départ de chaque recherche était une base erronée placée sur un terrain faux. –

     Jamais un esprit humain, encore qu’il eut atteint,
à la fin, la plus grande perfection et l’immortalité
ne pourrait être en présence lui-même du Saint Graal.
C’est également pour cela qu’un message complet ne pouvait jamais venir de là
vers la matière terrestre, à moins que ce soit par un messager partît de là.
Le Saint Graal doit donc toujours et à jamais demeurer un mystère à l’esprit humain.

     Que l’homme en reste donc à ce qu’il est capable de saisir spirituellement
et qu’il essaye, avant toute chose,
d’accomplir et de faire le plus noblement fleurir ce qui est dans ses moyens.
 
Mais, hélas, dans son ambition, il ne passe que trop volontiers bien au-dessus,
sans développer son véritable savoir,
en quoi il commet une légèreté, qui fait qu’il ne peut atteindre
ce qu’il pourrait et qu’il ne pourra, en tout cas, jamais atteindre ce qu’il voudrait.
Il se prive du plus haut et du plus sublime dans son être véritable;
il n’arrive qu’à un échec absolu dans l’accomplissement de son but d’existence.

Parsifal est une grande promesse.
Les défauts et les erreurs que les poètes des légendes y ont ajoutés
par leur imagination trop terrestre, en défigurent l’être véritable.
Parsifal est un avec le Fils de l’Homme,
dont la Venue a été annoncée par le Fils de Dieu lui-même.
 
En Messager divin, il doit traverser les tourments les plus accablants de la terre,
comme un homme entre les hommes avec un bandeau sur ses yeux spirituels.
Libéré après un certain temps de ce bandeau, il doit de nouveau retrouver son point d’origine,
puis se rendre compte par lui-même de sa mission.
Celle-ci entraînera la délivrance de l’humanité qui cherche sincèrement,
mais sera liée à un jugement sévère.
 
Pour cela on ne peut pas admettre un homme quelconque,
encore bien moins peut-on y reconnaître là-dedans les épreuves vécues éventuelles
des plusieurs ou même de la totalité des hommes.
Ce sera un délégué, un élu, un ambassadeur extraordinaire
qui portera ces possibilités en lui.

     Dans l’application des lois inviolables de la volonté divine
il n’est pas possible que chacun puisse, après le cours de son évolution,
retourner ailleurs qu’au point de son départ originaire,
mais non le dépasser, même dans sa perfection la plus haute.
 
Il en est de même de l’esprit humain. Il a son origine, comme grain de semence,
dans la spiritualité substantielle, où il peut retourner en toute perfection
et ayant acquis la pureté vivante, comme esprit conscient sous une forme substantielle.
C’est là que, dans les conjonctures les plus favorables,
son chemin peut le conduire dans le vestibule du Manoir du Graal
que se dresse au plus haut de la spiritualité substantielle
et qui forme dans celle-ci la porte d’accès aux marches du trône sur lequel l’origine de tout Être,
Dieu le Père, dans sa Divinité insubstantielle,
s’enveloppe temporairement du manteau de la Divinité substantielle,
donc qui prend une forme.
 
Aucun être de la spiritualité substantielle si haut, si pur et si lumineux qu’il soit
n’est capable de franchir la limite de la Divinité.
La limite et la possibilité de la franchir reposent ici,
comme dans les sphères ou les plans de la création matière,
simplement dans la nature des choses, dans la diversité des genres.
     
Tout en haut et sublime il y a Dieu lui-même, dans sa Divinité insubstantielle.
Puis vient immédiatement en-dessous la spiritualité substantielle.
Toutes les deux sont éternelles.
Ensuite s’ajoutent en descendant de plus en plus l’œuvre de la création matière,
d’abord la matière noble gazeuse,
devenant dans les sphères et les plans inférieurs de plus en plus dense
jusqu’à la matière vile finale, visible pour les hommes.
 
La matière noble dans la création matière, c’est cet Au-delà dont parlent les hommes.
Ainsi ce qui est au-delà de leur capacité de vue terrestre.
Mais toutes deux appartiennent à l’œuvre de la création,
ne sont pas éternelles dans leurs formes,
mais sont soumises au changement en vue de l’évolution et du rafraîchissement.

     Au point de départ le plus élevé de l’éternelle spiritualité substantielle
se dresse le Manoir du Graal, spirituellement visible et tactile
parce qu’il est de la même espèce que la spiritualité substantielle.
Ce Manoir du Graal renferme une salle
qui est elle-même placée à la limite la plus extrême de la Divinité, é
tant donc encore plus éthérisée que toute autre spiritualité substantielle:
C’est dans cette salle que se trouve,
comme gage de l’éternelle bonté de Dieu le Père
et comme symbole de son amour divin le plus pur,
ainsi que comme point de départ de la puissance divine:
Le Saint Graal!

                                                         C’est une coupe dans laquelle ondoie et bouillonne
sans cesse comme du sang rouge, qui jamais ne déborde.
Entouré des rayons de la Lumière la plus éclatante,
la grâce n’est donnée qu’à ceux qui sont les plus purs des spirituels substantiels
de pouvoir contempler cette Lumière.
Ceux-là sont les gardes du Saint Graal.
 
Si on dit dans les légendes
que les hommes les plus purs sont destinés à devenir gardes du Graal,
c’est un point que le poète inspiré a conçu de façon beaucoup trop terrestre
parce qu’il ne pouvait s’exprimer autrement.
 
Aucun esprit humain ne peut entrer dans ce lieu sacré.
Même dans sa spiritualité substantielle la plus épurée
après son retour de la course à travers la matière,
il n’est pas encore assez éthérisé pour franchir le seuil,
autrement dit, la limite de ces lieux.
Même à son plus haut degré de perfection dans la substantialité,
il est encore trop dense pour cela.
Une éthérisation ultérieure serait pour lui l’équivalent à la décomposition
ou à la combustion absolue, parce que son genre,
d’après l’origine, ne se prête pas à devenir plus rayonnant,
plus lumineux, donc à être encore plus éthérisé.
Son genre ne le supporte pas.

     Les gardes du Graal sont des Éternels,
purs spirituels qui ne furent jamais hommes,
les cîmes de toute la spiritualité substantielle.
Mais ils ont besoin de la force divine insubstantielle;
ils dépendent d’elle,
comme tout est dans la dépendance de la Divinité insubstantielle,
de l’origine de toute force, de Dieu le Père.
 
 
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A une certaine époque, au jour de la Sainte-Colombe,
celle-ci apparaît sur le vase comme le signe renouvelé de l’invariable amour divin du Père.
C’est l’heure de la communion qui apporte un renouvellement de force.
Les gardes du Graal la reçoivent avec une dévotion prosternée
et peuvent alors transmettre cette force miraculeuse qu’ils ont reçue.

     L’existence de toute la création en dépend.
 

 
                                                 C’est l’instant où, dans le Temple du Saint Graal,
l’amour du Créateur se répand pour un nouvel être,
pour l’impulsion de l’action nouvelle,
laquelle se répartit comme par des pulsations dans tout le cosme.
 
 
Un tremblement parcourt les sphères,
tel un frisson sacré de joie pressentie, d’un grand bonheur.
 
Seul l’esprit des hommes terrestres se tient encore à l’écart
sans ressentir intuitivement ce qui arrive précisément à lui,
quel don inoui il accepte avec stupidité,
parce que son propre rétrécissement dans l’intelligence
ne lui permet plus de saisir une telle grandeur.

     C’est l’instant d’approvisionnement de vie pour la création entière.

                                            C’est le retour constant et nécessaire de l’affirmation de l’alliance
que tient le Créateur en face de son œuvre.
Si cette communication était coupée une seule fois,
si elle venait à manquer, tout l’être viendrait lentement à dépérir,
à tomber en décadence et en ruine.
Alors viendrait la fin des jours et Dieu demeurerait seul,
comme il était au début; parce que lui seul est la vie.

     Ce fait est reproduit dans la légende.
Il y est même indiqué comment tout doit vieillir et passer,
par la décrépitude des chevaliers du Graal,
si le jour de la Sainte Colombe,
le dévoilement du Graal ne revient pas,
pendant le temps où Amfortas ne dévoile plus le Graal
jusqu’à l’heure où Parsifal se présente comme roi du Graal.

     L’homme devrait en revenir de ne considérer le Saint Graal
que comme quelque chose d’insaisissable, car il existe réellement.
Mais il est refusé à l’esprit humain de pouvoir jamais le contempler, suite de sa constitution.
Cependant la bénédiction qu’il répand et qui peut être,
et est transmise par les chevaliers du Graal,
 les esprits humains peuvent la recevoir et en jouir.
Dans ce sens, il y a quelques interprétations que l’on ne peut considérer
comme fausses tant qu’elles n’essayent pas d’impliquer
dans leurs explications, le Saint Graal lui-même.
Elles sont justes sans l’être.

     L’apparition de la Colombe au jour fixé de la Sainte Colombe
indique la mission périodique du Saint-Esprit,
car cette Colombe est en étroits rapports avec lui;
mais c’est une chose que l’esprit humain ne peut saisir qu’au figuré,
parce que, du fait de la nature des choses, au cours de son évolution la plus élevée,
il ne demeure capable en réalité de penser,
de savoir et d’éprouver intuitivement que jusqu’au point
d’où il est venu lui-même, donc jusqu’au genre qui s’identifie
à la constitution la plus pure de l’origine.
 
C’est la pure spiritualité substantielle éternelle.
Cette limite, il ne pourra jamais la franchir, même par la pensée.
Il ne pourra jamais non plus saisir autre chose.
Cela va tellement de soi-même, c’est si logique et si simple
qu’il est possible à chacun de suivre cet ordre d’idées.

Pour cette raison, ce qui est au-dessus
restera et doit rester pour toujours un secret pour l’humanité.

     C’est pourquoi chaque homme vit dans une illusion trompeuse,
qui s’imagine porter Dieu en lui-même,
ou être lui-même divin ou de pouvoir le devenir.
Il porte en soi du pur spirituel, mais pas du divin.
 
C’est là que gît la distinction infranchissable.
 
L’homme est une créature et non une partie du Créateur
comme beaucoup essayent de se le figurer.
L’homme est et demeure l’œuvre
et ne pourra jamais devenir l’artisan.

     C’est aussi pourquoi il n’est pas juste de dire que l’esprit humain
émane de Dieu lui-même et qu’il retournera à lui.
L’origine de l’homme est dans la Spiritualité substantielle
et non dans la Divinité insubstantielle.
C’est pourquoi encore il ne peut, même s’il atteint la perfection,
que retourner jusqu’à la spiritualité substantielle.
On dit à juste raison que l’esprit humain est issu du règne de Dieu
et c’est ainsi que, lorsqu’il sera parfait,
il pourra retourner dans le règne de Dieu,
mais dans son règne et non pas en lui.
 
Or, le règne de Dieu, c’est la pure spiritualité substantielle.

     Le Fils de Dieu est devenu le médiateur
entre la Divinité insubstantielle et la pure spiritualité substantielle.
Il vient du fond de la Divinité insubstantielle
pour entrer dans la spiritualité substantielle
comme il est venu dans le temps dans la matière.
 
La Venue du Fils de l’homme amène
l’achèvement de la haute mission divine du Fils de Dieu.
Après son accomplissement,
le Fils de Dieu retournera tout à fait dans la Divinité insubstantielle,
tandis que le Fils de l’homme prendra possession
à sa place de la fonction de médiateur et par là,
deviendra le guide des gardes du Saint Graal,
le roi du Graal qui garde fidèlement le vase sacré.

     Le Fils de l’homme sera alors l’alpha et l’omega
pour l’esprit humain puisqu’il apporte
le commencement et la fin de la compréhension de l’esprit humain;
car il est capable de franchir la limite de la Divinité insubstantielle
et d’embrasser l’ensemble d’un seul coup d’œil.
 
 
 
Abdruschin - Dans la Lumière de la Vérité
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April 22

Adagio for Strings

 

 

 

   
 

 

 

 

 

Go placidly amid the noise and the haste,
and remember what peace there may be in silence.

As far as possible, without surrender,
be on good terms with all persons.
Speak your truth quietly and clearly;
and listen to others,
even to the dull and the ignorant;
they too have their story.
Avoid loud and aggressive persons;
they are vexatious to the spirit.

If you compare yourself with others,
you may become vain or bitter,
for always there will be greater and lesser persons than yourself.
Enjoy your achievements as well as your plans.
Keep interested in your own career, however humble;
it is a real possession in the changing fortunes of time.

Exercise caution in your business affairs,
for the world is full of trickery.
But let this not blind you to what virtue there is;
many persons strive for high ideals,
and everywhere life is full of heroism.
Be yourself. Especially do not feign affection.
Neither be cynical about love,
for in the face of all aridity and disenchantment,
it is as perennial as the grass.

Take kindly the counsel of the years,
gracefully surrendering the things of youth.
Nurture strength of spirit to shield you in sudden misfortune.
But do not distress yourself with dark imaginings.
Many fears are born of fatigue and loneliness.

Beyond a wholesome discipline,
be gentle with yourself.
You are a child of the universe
no less than the trees and the stars;
you have a right to be here.
And whether or not it is clear to you,
no doubt the universe is unfolding as it should.

Therefore be at peace with God,
whatever you conceive Him to be.
And whatever your labors and aspirations,
in the noisy confusion of life,
keep peace in your soul.

With all its sham, drudgery, and broken dreams,
it is still a beautiful world.
Be cheerful. Strive to be happy.

Catégorie :  Musique

 

 

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March 29

La Prophétie de Jean de Jérusalem - 1

 

 

 

La prophétie de Jean de Jérusalem

 

 

Cette prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité...


 

Elle aurait été écrite en 1099 par Jean de Jérusalem (ou Jean de Vezelay), l'un des 8 fondateurs de l'Ordre des Templiers.

La première partie de la prophétie est une sombre prédiction pour la période de l'an 2000,
"l'An Mille qui vient après l'An Mille".

 

A l'inverse, la deuxième partie de la prophétie annonce une ère nouvelle et pleine d'espoir, "l'orsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille" ...
 
 




"Protocole secret des prophéties"

Jean de Jérusalem - 1099


Je vois et je sais.

Mes yeux découvrent dans le Ciel ce qui sera et je franchis le temps d'un seul pas.
Une main me guide vers ce que vous ne voyez ni ne savez.

Mille ans auront passé et Jérusalem ne sera plus la ville des Croisés du Christ.
Le sable aura enfoui sous ses grains les murailles de nos châteaux, nos armures et nos os. Il aura étouffé nos voix et nos prières.

 

Les Chrétiens venus de loin en pèlerins là où étaient leur Droit et leur Foi, n'oseront s'approcher du Tombeau et des Reliques qu'escortés par des Chevaliers Juifs qui auront ici (...) leur Royaume et leur Temple. (1)

Les Infidèles seront une foule innombrable qui se répandra partout
et leur foi résonnera comme le tambour d'un bout à l'autre de la Terre. (2)
 


Je vois la Terre immense.

Des continents qu'Hérodote ne nommait que dans ses rêves se seront ajoutés au-delà des grandes forêts dont parle Tacite, et loin au bout de mers illimitées qui commencent après les Colonnes d'Hercule. (3)


Mille ans auront passé depuis le temps que nous vivons et les fiefs se seront partout rassemblés en de grands royaumes et de vastes empires.

Des guerres aussi nombreuses que les mailles de la cotte que portent les Chevaliers de l'Ordre se seront entrecroisées, défaisant les royaumes et les empires, en tissant d'autres. (4)

Et les serfs, les manants, les pauvres sans feu se seront mille fois révoltés, brûlant les récoltes, les châteaux et les villes, jusqu'à ce qu'on les écorche vifs et qu'on force les survivants à rentrer dans leurs tanières.

Ils se seront crus Rois. (5)

 

 
Mille ans auront passé

et l'homme aura gagné le fond des mers et des cieux

et il sera comme une étoile au firmament.

Il aura acquis la puissance du soleil et il se sera pris pour Dieu,
bâtissant sur l'immense terre mille tours de Babel. (6)

Il aura construit des murs sur les ruines de ceux qu'avaient élevés les Empereurs de Rome,

et ils sépareront une nouvelle fois des Légions et des Tribus Barbares.

 
Au-delà des grandes forêts sera un Empire.
Quand les murs s'effondreront l'Empire ne sera plus qu'une eau boueuse.
Les peuples seront une nouvelle fois mêlés. (7)

Alors commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille.

 

Je vois et je sais ce qu'il sera.
Je suis le scribe.

 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

l'homme sera devant la bouche d'ombre d'un labyrinthe obscur.

Et je vois au fond de cette nuit dans laquelle il va s'enfoncer les yeux rouges du Minotaure.

Prends garde à sa fureur cruelle, toi qui vivras l'An Mille qui vient après l'An Mille.

 

 

Notes

(1)

Vision de l'Etat d'Israël

(2)

L'intégrisme islamiste ("les infidèles" était l'expression utilisée par les Chrétiens du 11è siècle pour désigner les Musulmans)

(3)

Annonce des découvertes du continent américain (situé après les "Colonnes d'Hercule", nom donné au détroit de Gibraltar dans l'Antiquité)

(4)

Chute des royaumes et des empires européens, avènement de l'Empire américain et de l'Union Européenne...

(5)

La démocratie?

(6)

La technologie toute-puissante, les voyages spaciaux, la maîtrise de l'énergie nucléaire, et l'expansion des villes (les "tours de Babel")

(7)

Effondrement de l'Union Soviétique et chute du mur de Berlin?

 

 

A lire plus bas ....

 

 

http://www.syti.net/Prophetie.html

 
 

 

 

La Prophétie de Jean de Jérusalem - 2

 

 

1 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'Or sera dans le Sang
Qui regardera les étoiles y comptera des deniers
Qui entrera dans le Temple y rencontrera les marchands
Les Souverains seront changeurs et usuriers
Le Glaive défendra le Serpent

Mais le feu couvera
Chaque ville sera Sodome et Gomorrhe
Et les enfants des enfants deviendront la nuée ardente
Ils lèveront les vieux étendards

 

 

2 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'Homme aura peuplé les Cieux et la Terre et les Mers de ses Créatures
Il ordonnera
Il voudra les pouvoirs de Dieu
Il ne connaîtra aucune limite

Mais chaque chose se retournera
Il titubera comme un roi ivre
Il galopera comme un chevalier aveugle
Et à coup d'éperon il poussera sa monture dans la forêt
Au bout du chemin sera l'abîme

 

 

3 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Se dresseront en tous points de la Terre des Tours de Babel
Ce sera Rome et ce sera Byzance
Les champs se videront
Il n'y aura de loi que de soi et de sa bande

Mais les Barbares seront dans la ville
Il n'y aura plus de pain pour tous
Et les jeux ne suffiront plus
Alors les gens sans avenir
Allumeront les grands incendies

 

 

4 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

La faim serrera le ventre de tant d'hommes
Et le froid bleuira tant de mains
Que ceux-là voudront voir un autre monde
Et des marchands d'illusions viendront qui proposeront le poison

Mais il détruira les corps et pourrira les âmes
Et ceux-là qui auront mêlé le poison à leur sang
Seront comme bête sauvage prise au piège
Et tueront et violeront et rançonneront et voleront
Et la vie deviendra une apocalypse de chaque jour
 

 

5 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Chacun cherchera à jouir tout ce qu'il peut
L'Homme répudiera son épouse autant de fois qu'il se mariera
Et la femme ira par les chemins perdus (creux) prenant celui qui lui plaira
Enfantant sans donner le nom du Père

Mais aucun Maître ne guidera l'Enfant
Et chacun parmi les autres sera seul
La tradition sera perdue
La loi sera oubliée
Comme si l'Annonce n'avait pas été faite et l'homme redeviendra sauvage

 

6 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Le père prendra son plaisir avec sa fille
L'homme avec l'homme la femme avec la femme
Le vieux avec l'enfant impubère
Et cela sera aux yeux de tous

Mais le sang deviendra impur
Le mal se répandra de lit en lit
Le corps accueillera toutes les putréfactions de la terre
Les visages seront rongés les membres décharnés
L'amour sera haute menace pour ceux qui ne se connaissent que par la chair
 

 

7 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Celui qui parlera de Serment et de Loi
Ne sera pas entendu
Celui qui prêchera la Foi du Christ
Perdra sa voix dans le désert

Mais partout se répandra les eaux puissantes des religions infidèles
De faux messies rassembleront les hommes aveuglés
Et l'infidèle armé sera comme jamais il ne fut
Il parlera de justice et de droit et sa foi sera brûlante et tranchante
Il se vengera de la Croisade

  


8 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Le bruit de la mort donnée roulera comme l'orage sur la terre
Les barbares seront mêlés aux soldats des dernières légions
Les Infidèles vivront dans le cœur des Villes Saintes
Chacun sera tour à tour barbare, infidèle et sauvage

Il n'y aura plus d'ordre ni de règle
La haine se répandra comme la flamme dans la forêt sèche
Les barbares massacreront les soldats
Les infidèles égorgeront les croyants
La sauvagerie sera de chacun et de tous et les villes périront

 
  

9 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes se jugeront entre eux selon leur sang et leur foi
Nul n'écoutera le cœur souffrant des enfants
On les dénichera comme des oisillons
Et personne ne saura les protéger de la main raidie par le gantelet

La haine inondera les terres qui se croyaient pacifiées
Et nul ne sera épargné ni les vieux ni les blessés
Les maisons seront détruites ou volées
Les uns prendront la place des autres
Chacun fermera les yeux pour ne pas voir les femmes violées
 

 

10 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Chacun saura ce qui est en tous les lieux de la terre
On verra l'enfant dont les os percent la peau
Et celui dont les yeux sont couverts de mouches
Et celui qu'on pourchasse comme un rat

Mais l'homme qui verra détournera la tête
Car il ne se souciera que de lui
Celui-là donnera une poignée de grains comme aumône
Alors qu'il dort sur des sacs pleins
Et ce qu'il donnera d'une main il le reprendra de l'autre

 

 

11 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme fera marchandise de tout
Chaque chose aura son prix
L'arbre l'eau et l'animal
Plus rien ne sera vraiment donné et tout sera vendu

Mais l'homme alors ne sera plus que poids de chair
On troquera son corps comme un quartier de viande
On prendra son œil et son cœur
Rien ne sera sacré ni sa vie ni son âme
On se disputera sa dépouille et son sang comme une charogne à dépecer

 

  

 

12 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme aura changé le visage de la terre
Il se voudra le Maître et le Souverain des forêts et des troupeaux
Il aura creusé le sol et le ciel
Et tracé son sillon dans les fleuves et les mers

Mais la terre sera nue et stérile
L'Air deviendra brûlant et l'eau sera fétide
La vie se fanera car l'homme épuisera la richesse du monde
Et l'homme sera seul comme un loup
Dans la haine de lui

 

13 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'enfant sera lui aussi vendu
Certains se serviront de lui comme d'une quintaine
Pour jouir de sa neuve peau
D'autres le traiteront comme un animal servile

On oubliera la faiblesse sacrée de l'enfant
Et son mystère
Il sera comme un poulain qu'on dresse
Comme un agneau qu'on saigne qu'on abat
Et l'homme ne sera plus rien que barbarie

 

14 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Le regard et l'esprit des hommes seront prisonniers
Ils seront ivres et l'ignoreront
Ils prendront les images et les reflets pour la vérité du monde
On fera d'eux ce que l'on fait d'un mouton

Alors les carnassiers viendront
Les rapaces les mettront en troupeau pour mieux les guider vers l'abîme
Et les dresser les uns contre les autres
On les écorchera pour prendre leur laine et leur peau
Et l'homme s'il survit sera dépouillé de son âme

 

 

15 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Régneront des Souverains sans croyance
Ils ordonneront aux foules humaines innocentes et passives
Ils cacheront leurs visages et garderont leurs noms secret
Et leurs châteaux forts seront perdus dans les forêts

Mais ils décideront du sort de tout et de tous
Personne ne participera aux assemblées de leur ordre
Chacun sera vrai serf et se croira homme libre et chevalier
Seuls se dresseront ceux des villes sauvages et des fois hérétiques
Mais ils seront d'abord vaincus et brûlés vifs

 

 

16 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes seront si nombreux sur les terres
Qu'ils ressembleront à une fourmilière dans laquelle on enfonce le bâton
Ils grouilleront et la mort les écrasera du talon
Comme des insectes affolés

De grands mouvements les pousseront d'une contrée à l'autre
Les peaux brunes se mêleront aux peaux blanches
La Foi du Christ à celle de l'Infidèle
Certains prêcheront la paix jurée
Mais partout ce sera la guerre des tribus ennemies

 

 

17 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes voudront franchir toutes les enceintes
La mère aura les cheveux gris d'une vieille
Le chemin de la nature sera abandonné
Et les familles seront comme des grains séparés que rien ne peut unir

Ce sera donc un autre monde
Chacun errera sans lien comme un cheval emballé
Allant en tout sens sans guide
Malheur au chevalier qui chevauchera cette monture
Il sera sans étrier et chutera dans le fossé

 

 

18 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes ne s'en remettront plus à la loi de Dieu
Mais voudront guider leur vie comme une monture
Ils voudront choisir leurs enfants dans le ventre de leurs femmes
Et tueront ceux qu'ils n'aimeront pas

Mais que sera l'homme qui se prendra ainsi pour Dieu ?
Les Puissants se saisiront des meilleures terres et des plus belles femmes
Les pauvres et les faibles seront du bétail
Chaque masure deviendra donjon
La peur sera en chaque cœur comme un poison

 

 

19 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Un ordre noir et secret aura surgi
Sa loi sera de haine et son arme le poison
Il voudra toujours plus d'or et étendra son règne sur toute la terre
Et ses servants seront liés entre eux par un baiser de sang

Les hommes justes et les faibles subiront sa règle
Les Puissants se mettront à son service
La seule loi sera celle qu'il dictera dans l'ombre
Il vendra le poison jusque dans les églises
Et le monde marchera avec ce scorpion sous son talon 

 

 

20 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Bien des hommes resteront assis les bras croisés
Ou bien iront sans savoir où les yeux vides
Car ils n'auront plus de forge où battre le métal
Et plus de champ à cultiver

Ils seront comme une graine qui ne peut prendre racine
Errants et démunis humiliés et désespérés
Les plus jeunes et les plus vieux souvent sans lieux
Ils n'auront que la guerre pour salut
Et ils se combattront d'abord eux-mêmes et ils haïront leur vie

 

 

21 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les maladies de l'eau du ciel et de la Terre
Frapperont l'homme et le menaceront
Il voudra faire renaître ce qu'il a détruit et protéger ce qui demeure
Il aura peur des jours qui viennent

Mais il sera bien tard
Le désert rongera la terre et l'eau sera de plus en plus profonde
Elle ruissellera certains jours en emportant tout comme un déluge
Et elle manquera le lendemain à la terre
Et l'air rongera le corps des plus faibles

 

 

22 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

La terre tremblera en plusieurs lieux et les villes s'effondreront
Tout ce que l'on aura construit sans écouter les sages
Sera menacé et détruit
La boue submergera les villages et le sol s'ouvrira sous les Palais

L'homme s'obstinera car l'orgueil est sa folie
Il n'entendra pas l'avertissement répété de la terre
Mais l'incendie détruira les nouvelles Rome
Et dans les décombres accumulés
Les pauvres et les barbares pilleront malgré les Légions les richesses abandonnées

 

 
23 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Le soleil brûlera la terre
L'Air ne sera plus le voile qui protège du feu
Il ne sera qu'un rideau troué
Et la lumière brûlante rongera les peaux et les yeux

La mer s'élèvera comme une eau qui bout
Les villes et les rivages seront ensevelies
Et des continents entiers disparaîtront
Les hommes se réfugieront sur les hauteurs
Et ils reconstruiront oubliant déjà ce qui est survenu

 

 

24 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes sauront faire vivre des mirages
Les sens seront trompés et ils croiront toucher ce qui n'est pas
Ils suivront des chemins que seuls les yeux verront
Et le rêve pourra ainsi devenir vivant

Mais l'homme ne saura plus séparer ce qui est de ce qui n'est pas
Il se perdra dans de faux labyrinthes
Ceux qui sauront faire naître des mirages
Se joueront de l'homme naïf en le trompant
Et beaucoup d'hommes deviendront des chiens rampants
 

 

25 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les animaux que Noé avait embarqués sur son Arche
Ne seront plus entre les mains de l'Homme
Que bêtes transformées selon sa volonté
Et qui se souciera de leur souffrance vivante?

L'homme aura fait de chaque espèce ce qu'il aura voulu
Et il en aura détruit d'innombrables
Que sera devenu l'homme qui aura changé les lois de la vie
Qui aura fait de l'animal vivant une motte de glaise
Sera-t-il l'égal de Dieu ou l'enfant du Diable?

 

 

26 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Il faudra avoir peur pour l'enfant de l'homme
Le poison et le désespoir le guetteront
On ne l'aura désiré que pour soi et non pour lui ou pour le monde
Il sera traqué pour le plaisir et parfois on vendra son corps

Mais même celui qui sera protégé par les siens
Sera menacé d'avoir l'esprit mort
Il vivra dans le jeu et le mirage
Qui le guidera puisqu'il n'y aura plus maître
Personne ne lui aura enseigné à espérer et à agir

 

 

27 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme se croira Dieu alors qu'il ne sera rien de plus qu'à sa naissance
Il frappera toujours vaincu par la colère et la jalousie
Mais son bras sera armé de la puissance dont il se sera emparé
Et Prométhée aveuglé il pourra tout détruire autour de lui

Il restera un nain de l'âme et il aura la force d'un géant
Il avancera d'un pas immense mais il ignorera quel chemin prendre
Sa tête sera lourde de savoir
Mais il ne saura pas pourquoi il vit et il meurt
Il sera comme toujours le fou qui gesticule ou l'enfant qui geint

 

 

28 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Des contrées entières seront la proie de la guerre
Au-delà du limès romain et même sur l'ancien territoire de l'Empire
Les hommes des mêmes cités s'égorgeront
Ici sera la guerre entre tribus et là entre croyants

Les Juifs et les enfants d'Allah n'en finiront pas de s'opposer
Et la terre du Christ sera leur champ de bataille
Mais les infidèles voudront partout défendre la pureté de leur foi
Et il n'y aura en face d'eux que doute et puissance
Alors la mort s'avancera partout comme l'étendard des temps nouveaux

 

 

29 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Des hommes en multitude seront exclus de la vie humaine
Ils n'auront ni droits ni toit ni pain
Ils seront nus et n'auront que leurs corps à vendre
On les rejettera loin des tours de Babel de l'opulence

Ils grouilleront comme un remords et une menace
Ils occuperont des contrées entières et prolifèreront
Ils écouteront les prédications de la vengeance
Et ils se lanceront à l'assaut des tours orgueilleuses
Le temps sera revenu des invasions barbares

 

 

30 - Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme sera entré dans le labyrinthe obscur
Il aura peur et il fermera les yeux car il ne saura plus voir
Il se défiera de tout et il craindra à chaque pas
Mais il sera poussé en avant car aucune halte ne sera permise

La voix de Cassandre sera pourtant haute et forte
Il ne l'entendra pas
Car il voudra toujours plus posséder et sa tête sera perdue dans les mirages
Ceux qui seront ses Maîtres le tromperont
Et il n'y aura que des mauvais bergers

 

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La Prophétie de Jean de Jérusalem - 3

 

 

 

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

 

31 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes auront enfin ouvert les yeux
Ils ne seront plus enfermés dans leurs têtes et dans leurs cités
Ils se verront et s'entendront d'un point à l'autre de la terre
Ils sauront que ce qui frappe l'un blesse l'autre

Les hommes formeront comme un grand corps unique
Dont chacun d'eux sera une part infime
Et ils constitueront ensemble le cœur
Et il y aura enfin une langue qui sera parlée par tous
Et il naîtra ainsi enfin le grand humain
 

 

32 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme aura conquis le ciel
Il créera des étoiles dans la grande mer bleu sombre
Et il naviguera sur cette nef brillante
Nouvel Ulysse compagnon du Soleil pour l'Odyssée Céleste

 

 

33 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

Les hommes pourront s'enfoncer sous les eaux
Leur corps sera nouveau et ils seront poissons
Et certains voleront haut plus haut que les oiseaux
Comme si la pierre ne tombait pas

Ils communiqueront entre eux
Car leur esprit sera si grand ouvert qu'il recueillera tous les messages
Et les rêves seront partagés
Et ils vivront aussi longtemps que le plus vieux des hommes
Celui dont parle les Livres Saints

 

 

34 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme saura quel est l'esprit de toute chose
La pierre ou l'eau le corps de l'animal ou le regard de l'autre
Il aura percé les secrets que les Dieux anciens possédaient
Et il poussera porte après porte dans le labyrinthe de la vie nouvelle

Il créera avec la puissance et le jaillissement d'une source
Il enseignera le savoir à la multitude des hommes
Et les enfants connaîtront la terre et le ciel plus qu'aucun avant eux
Et le corps de l'homme sera agrandi et habile
Et son esprit aura enveloppé toutes choses et les aura possédées

 

 

35 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme ne sera plus le seul souverain car la femme viendra saisir le sceptre
Elle sera la grande maîtresse des temps futurs
Et ce qu'elle pensera elle l'imposera aux hommes
Elle sera la mère de cet An Mille qui vient après l'An Mille

Elle répandra la douceur tiède de la mère après les jours du Diable
Elles sera la beauté après la laideur des temps barbares
L'An Mille qui vient après l'An Mille se changera en temps léger
On aimera et on partagera
On rêvera et on enfantera les rêves

 

 

36 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme connaîtra une seconde naissance
L'Esprit saisira la foule des hommes
Qui communieront dans la fraternité
Alors s'annoncera la fin des temps barbares

Ce sera le temps d'une nouvelle vigueur de la Foi
Après les jours noirs du commencement de l'An Mille qui vient après l'An Mille
S'ouvriront des jours heureux
L'homme retrouvera le chemin des hommes
Et la terre sera ordonnée

 

 

37 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

Des voies iront d'un bout à l'autre de la terre et du ciel à l'autre bout
Les forêts seront à nouveau denses
Et les déserts auront été irrigués
Les eaux seront redevenues pures

La terre sera comme un jardin
L'Homme veillera sur tout ce qui vit
Il purifiera ce qu'il a souillé
Il sentira toute la terre comme sa demeure
Et il sera sage pensant aux lendemains
 

 

38 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

Chacun sera comme un pas réglé
On saura tout du monde et de son corps
On soignera la maladie avant qu'elle n'apparaisse
Chacun sera guérisseur de soi et des autres

On aura compris qu'il faut aider pour maintenir
Et l'homme après des temps de fermeture et d'avarice
Ouvrira son cœur et sa bourse aux plus démunis
Il se sentira chevalier de l'ordre humain
Et ainsi ce sera un temps nouveau qui commencera

 

 

39 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme aura appris à donner et à partager
Les jours amers de solitude seront enfouis
Il croira à nouveau à l'Esprit
Et les barbares auront acquis droit de cité

Mais cela viendra après les guerres et les incendies
Cela surgira des décombres noircies des tours de Babel
Et il aura fallu la poigne ferrée
Pour que s'ordonne le désordre
Et que l'homme retrouve le bon chemin

 

 

40 - Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme saura que tous les vivants sont porteurs de lumière
Et qu'ils sont créatures à respecter
Il aura construit les nouvelles cités
Dans le ciel sur la terre et sur la mer

Il aura la mémoire de ce qui fut
Et il saura lire ce qui sera
Il n'aura plus peur de sa propre mort
Car il aura dans sa vie vécu plusieurs vies

Et la Lumière il le saura ne sera jamais éteinte
 

 

 

 

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March 14

A Song Around the World

 
 
 
  
 
 
 
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March 02

Leçon de Vie - Nick Vujicic

 
 
 
     
 
 
 
 
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February 08

Etudie le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

Etudie le Monde, ô mon frère,

 

 

 

afin que tes heures de calme soient en même temps

 

des leçons sublimes

 

qui empliront toujours ton cœur et ta pensée

 

du sentiment de la Beauté,

 

de ta Gratitude envers les Forces amies,

 

et, sur le rythme des étoiles,

 

tu éprouveras la Paix

 

 

 

  

 

 

 

 la Douceur

 

 

 

 

 

 

 

la Sérénité

 

et l'Amour.

 

 

 

 

 


Henri D.

 

 

 

 

 

 

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January 29

Les 3 Portes de la Sagesse

 
 
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince  courageux, habile et intelligent.
Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.
 
"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.
 
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage.
Cependant je veux bien te donner quelques indications.
Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles.
Un besoin irrésistible te poussera à les suivre.
Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui.
Je ne puis t'en dire plus.
Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair.
Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
 
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
 
 
 

             

 
 
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
 
 "CHANGE LE MONDE".
 
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince,
car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas."
Et il entama son premier combat.
Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde,
à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur.
Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent.
 
 Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe,
ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas".
 
"C'est bien, dit le Vieil Homme.
Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir.
Oublie ce qui échappe à ton emprise."
Et il disparut.
 
 Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :
 
  "CHANGER LES AUTRES".
 
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il.
Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction
mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration."
Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables.
Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts.
Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
 
Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres,
il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, répondit le Prince,
que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines,
de mes satisfactions et de mes déboires.
Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion.
C'est en moi que prennent racine toutes ces choses."
 
"Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même.
Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir.
Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance
ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre
et le chemin que tu dois encore parcourir."
Et le Vieil Homme disparut.
 
 Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots
 
"CHANGE-TOI TOI-MEME".
 
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il.
Et il entama son 3ème combat.
Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections,
à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui,
tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès
mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
 
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, répondit le Prince,
qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer,
d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."
 
"C'est bien," dit le Sage.
 
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout,
contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ?
J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."
 
"C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage.
Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru."
Et il disparut.
 
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte
et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait
 
"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
 
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois,
dans l'autre sens.
"Quand on combat, on devient aveugle, se dit-il."
Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui,
tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs,
ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer.
Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
 
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
 
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
 "J'ai appris, répondit le Prince,
que détester ou refuser une partie de moi,
c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même.
J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
 
"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse.
Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."
 
 A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut 
 
 "ACCEPTE LES AUTRES".
 
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ;
celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées.
Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues.
Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections,
leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné
et contre quoi il s'était battu.
 
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.
 "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier.
 
J'ai appris, répondit le Prince,
qu'en étant en accord avec moi-même,
je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux.
J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."
 
"C'est bien," dit le Vieux Sage.
C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
 
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut
 
"ACCEPTE LE MONDE".
 
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois.
Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir,
à transformer, à changer.
Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose.
Par leur perfection.
C'était pourtant le même monde qu'autrefois.
Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
 
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
 
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme.
Que mon âme ne voit pas le monde,
elle se voit dans le monde.
Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai.
Quand elle est accablée, le monde lui semble triste.
Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout.
Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais.
 J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
 
C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."
 
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince.
 
Le Silence l'habita.
 
Et le Vieux Sage dit alors :
 
 
"Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil,
celui du passage du silence de la plénitude … 
à la Plénitude du Silence".
 
 
            Et le Vieil Homme disparut.
 
 
 
 
          (Texte proposé par Françoise Laurent)
 
 
 

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